Philippe et moi filons le parfait amour depuis le 23 Mars 2002. Très vite nous avons voulu faire un enfant. Nous nous connaissions
dejà depuis 2 ans tel de parfaits amis et nous savions déjà nos objectifs dans la vie, être heureux et pour cela il nous fallait ce petit bout.J'ai donc arrêté la pilule très tôt en aout 2002 et puis nous nous sommes beaucoup entrainer à faire ce petit bout de nous. Au bout de 10 mois nous avons emménagé dans notre nouvel appartement mais toujours pas de grossesse. Je me décide à aller voir un gynécologue et le verdic tompe: Ovaires polykystiques 5.4mm sur l'un et 6.8 sur l'autre. Il faut que je reprenne la pilule. On me donne une minidosée pour éviter de trop mettre au repos les ovaires et repartir de plus belle aprés.
Et puis le temps passe, le kystes prennent le large petit à petit.
En aout 2003 nous nous marions et en avril 2004 Phil part travailler sur Paris. Plus question de faire un bébé tant que nous ne savons pas où nous allons habiter.
Je le rejoins en sept 2004 et nous vivons pendant un an dans un studio de 25m² mais tant pis en janvier 2005 j'arrete la pilule; je ne lui dis rien et tant pis si on a pas de logement. Chaque chose en son temps. Ce désir de grossesse me mine, je ne veux plus attendre. Mais les mois se succèdent, se suivent et se ressemblent et toujours rien à l'horizon alors j'en parle à mon Loulou.
En aout 2005, nous emménageons dans notre nouvelle maison et nous décidons de faire des tests de stérilité à partir de décembre 2005. Hystérographie, dosages hormonaux, spermogramme, sérologie, echographie, test de huner, tout y passe. Les resultats arrivent et le coup de massu aussi. Nous avons une incompatibilité de liquide séminal, ben oui c'est une bien grand mot pour dire que je tue tous les zozos de mon chéri. A cela s'ajoute un nombre de spermatozoideq un peu en dessous de la moyenne pour Phil. Nous sommes désespérés. Nous avons beaucoup de mal à accepter la réalité. Pourquoi nous, on s'aime et on le veut tellement cet enfant.
Il nous faut prendre rendez-vous avec des spécialistes de la Procréation Médicalement Assistée (PMA) . Je prend RDV à l'hopital Beclère à Clamart. Avant cela il faut remplir un dossier et pour l'envoyer il fallait être deux pour être d'accord. Loulou a eu beaucoup de mal à accepter que cet enfant ne se ferait pas naturellement. Au fond je pense qu'il y crois toujours. Nous ne supportons plus les parents qui se plaignent de leurs enfants, ni de voir les enfants dans la rue. On se cloisonne un peu chez nous, c'est si dur d'être face au bonheur des gens alors que ceux-ci ne savent pas le bonheur et la richesse qu'ils ont. On a du mal à parler de bébé tous les deux, ça devient source de disputes. Et puis les gens qui s'en arret vous disent "faut pas y penser, c'est dans la tête", "et vous cet enfant c'est pour quand", "il vous faut le mode d'emploi?" C'est si dur et à la fois si injuste. En même temps il y a ces affaires de "bébés congelés", d'enfants noyés. On aimerait tant les reccueillir ces petits bouts que d'autres ne veulent pas.
Nous nous décidons enfin à renvoyer ce dossier et en novembre 2005 nous avons un rdv avec un gynécologue de l'hopital. Il nous fait refaire tous le examens dans leurs services spécialisés mais les resultats sont les mêmes.
Et la tout
s'enchaine très vite, nous avons un autre rdv fin janvier avec le gynécologue qui nous lance les yeux fermés dans la grande aventure de la PMA (Procrétaion Medicalement Assistée). Nous
commencerons par des IAC (Insémination artificielle avec sperme du Conjoint).Entre temps j'ai fait des tests génétiques car il y a une maladie portée par le X dans ma famille qui a des conséquences tres graves chez les petits garçon à qui la mère a transmis le gene malade. (Cf aufildesflots.over-blog.com/article-11316356.html)
Les resultats sont encore et toujours dans notre défaveur, je suis porteuse. Pour moi c'est un coup dur, je risque de donner naissance à un petit garçon très malade alors on nous propose l'alternative du DPN (diagnostic Pré Natal).
Nous décidons de faire ça sur cycle naturel car je n'ai aucun problème d'ovulation et il faut eviter d'avoir plusieurs ovocytes à cause de la maladie de Fabry que je porte en moi (cf lien maladie de fabry).
Je démarre mon cycle le 29 janvier et apres de multiples rendez-vous à l'hoptial pour controler le taux d'hormone par prise de sang, les echographies pour vérifier la taille de l'ovocyte on m'annonce que le 10 fevrier nous devions être à l'hopital pour le grand jour!
Une attente infernale ou l'on ne sait pas trop à quel sauce l'on va être mangé!
Et puis il avait ce tableau d'Anné Geddes dans la salle d'attente, cette petite fille dans une rose toute pleine de rosée. J'ai longtemps regardé les yeux de cette petite fille en espérant que je donnerais naissance à un enfant qui lui ressemble.
Et puis l'acte a lieu, on ressort bizarre tous le deux. Comme si tout était possible. Je me dis pour la première fois depuis longtemps "et si cette fois-ci, c'était possible!"
Il faudra attendre 15 jours pour faire la prise de sang et voir si le taux de B-HCG est elevé ou pas. C'est une sensation etrange que de ce dire, peut-être qu'il est là ou peut-être pas?. Faut-il y croire pour retomber de haut comme à chaque fois ou faut-il garder l'espoir pour donner une chance à notre destin?
Le samedi 24 fevrier je me lève tot pour filer au labo et faire la prise de sang et à 14h je passe chercher les resultats. Phil
m'attend à la maison pour ouvrir l'enveloppe avec moi. Je ne sais pas pourquoi mais je souris déjà, comme si je savais au fond de moi que nous y étions
arrivé!Sur le canapé, je me mets derrière mon chéri et il ouvre l'enveloppe et la un grand souffle de soulagement monte en moi. C'est BON, je suis ENCEINTE, la vie nous donne enfin l'opportunité d'être PARENTS!
Je suis en larmes, j'ai du mal à y croire. C'est le moment le plus merveilleux de notre amour.
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